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Nicolas Garcia

Concernant l’altercation entre un couple de commerçants d’Elne et quelques jeunes, compte tenu qu'aucun journaliste n'a demandé l’avis du Maire, je le donne:

En premier lieu, je condamne avec fermeté, quelles qu’en soient les causes et les responsables, toutes agressions physiques. La Gendarmerie et la Justice, le cas échéant, feront la clarté sur ces évènements malheureux et graves. La Route Nationale a, de tout temps, été la partie de la ville la plus animée, la plus fréquentée par les jeunes et moins jeunes et pour cause, c’est là que se trouvent les « cafés », les commerces et la Place République où se font nos animations.

Avec la société qui se dégrade, les rapports entre les gens ne s’arrangent pas et cela se ressent. Toutefois je ne peux laisser dire que les altercations entre jeunes et commerçants, ou jeunes et passants sont fréquentes, au contraire, elles sont extrêmement rares, d’ailleurs Elne n’occupe que très peu souvent la rubrique faits divers pour ce genre de faits. Pas de poubelles et voitures qui brulent, pas de « caillassage » de pompiers…Comme le dit la commerçante prise dans l’altercation, « les quelques jeunes qui sont là impressionnent mais ne sont pas agressifs ». Nous pourrions aussi donner les chiffres de la délinquance à Elne, en net recul depuis des années et bien en deçà de nombreuses communes voisines. J’invite d’ailleurs les Illibériennes et les Illibériens à venir massivement chaque jour dans notre cœur de ville constater que nos commerçants sont inventifs, accueillants et proposent de la qualité.

A Elne, il n’y a aucune zone de non droit, la gendarmerie et la municipalité y veillent, nous ferons encore mieux pour qu’il en soit ainsi. Depuis 10 ans nous avons mis en place une politique jeunesse, renforcé la police municipale, créé un centre social, mobilisé, au travers du Conseil Local de Prévention de la Délinquance, gendarmerie, préfecture et parquet. Ceci dit, comme ailleurs, la crise frappe fort, le chômage, l’échec scolaire, l’explosion des cellules familiales, entraînent forcément plus de comportements agressifs, dépressifs… Par ailleurs moins de moyens pour la justice, la gendarmerie, les mairies, c’est aussi moins de moyens pour la prévention, le lien social…

Concernant la ville d’Elne, nous continuons à assurer une présence de la Police Municipale, à travailler en amont avec les très jeunes et les familles, à convaincre un maximum de personnes de fréquenter notre centre-ville et à populariser la qualité de vie à Elne, ce qui demeure la réalité.

 

La première tranche de la ZAC Las Closes d’Elne, est habitée depuis début avril, désormais plusieurs dizaines de familles y résident et d’autres maisons sortent de terre chaque jour. Parmi ces résidents plusieurs artisans, professions libérales, salariés divers ou retraités nécessitent l’installation de la ligne téléphonique fixe permettant de communiquer, notamment par internet.

Malgré une installation conforme et les injonctions de la mairie d’Elne, France Télécom n’a pourtant toujours pas posé les câbles permettant d’alimenter ce secteur. Depuis des mois des dizaines de familles sont donc privées de téléphone, de wifi, d’internet… l’usager est méprisé au nom de la rentabilité. Il est scandaleux de constater que cette entreprise publique, ou du moins ce qu’il en reste après l’ouverture du capital aux spéculateurs du CAC 40, n’assume pas sa mission première, à savoir l’accès de tous aux moyens de télécommunications, comme l’impose la loi.

Les arguties avancées par la direction régionale du groupe suivant lesquelles les équipements n’auraient pas été livrés à temps par les aménageurs sont faux. Au reste, à qui fera-t-on croire qu’il faut plus d’un an pour obtenir du matériel utilisé quotidiennement par l’opérateur ? L’explication est ailleurs ! C’est la gestion de France Télécom qui est responsable. L’entreprise considère qu’elle n’a pas encore assez de « clients » (pourtant déjà plus de 80 demandes) pour rentabiliser financièrement la réalisation des installations. Dans ce scandale la rentabilité passe bel et bien avant l’obligation de service public due à chacun. Il semblerait que pour France Télécom la notion de client a définitivement pris le pas sur celle d’usager.

 

«Comme maire d’Elne, commune chef-lieu du secteur d’Illibéris, membre de la CDCI*, je me dois de réagir à tout ce qui concerne les populations de ce territoire.

Aujourd’hui nous devons penser le département en termes de pôles d’équilibre comme le font bon nombre de structures départementales incontournables, tels le SCOT pour l’urbanisme ou le PDU pour les transports.

Dans ce cadre-là, sans aucune consultation populaire, parfois même sans vote des conseils municipaux, s’engager dans une intercommunalité entre Sud-Roussillon et une petite partie d’Illibéris (les élus de Bages et d’Ortaffa se sont prononcés pour aller avec Elne et les Albères), parait pour le moins curieux. En effet, quelle cohérence et quel avenir aurait cette structure intercommunale purement d’opportunité? Pas de lien économique, peu de liens géographiques, pas de ville centre (Alénya n’est même pas dans la zone de chalandise de Saint-Cyprien, alors que dire des communes d’Illibéris?). Beaucoup de citoyennes et de citoyens de Sud-Roussillon et d’Illibéris auront appris par l’Indépendant ce que leur réservaient leurs élus, c’est un peu dommage. Je crois franchement qu’en toute logique et pour ne pas, dans un deuxième temps, être intégré dans une Agglo qui devient trop imposante et trop difficile à gérer, il y aurait intérêt pour nos populations et pour le département, que Sud-Roussillon, les Albères, Elne et Illibéris se regroupent.

Cela contribuerait à créer un pôle d’équilibre au sud de Perpignan et à ouvrir une porte future pour toute la vallée du Tech, avec une belle cohérence (côte, frontière espagnole, tourisme, santé, chemin de fer, routes, Tech, agriculture, Albères…). Ainsi, forte de 75000 habitants et reposant sur trois pôles d’attraction (Saint-Cyprien, Argelès et Elne) cette nouvelle communauté de communes pourrait mieux se battre dans le concert libéral qui vise à tout absorber dans d’énormes structures où concurrence, profits et privatisations sont la règle. Nous avons encore quelques semaines pour en débattre alors n’hésitons pas.»

  • Commission Départementale de Coopération Intercommunale.
 

Salut, samedi dernier à Cerbère avec mes camaredes Philippe Galano et Richard Sanchez, j'étais aux côtés des cheminots et des dockers mon intervention sur You tube, merci. http://www.youtube.com/user/Banyulsinfo#p/a/u/2/0XIVtWLj9Fo Banyulsinfo - l'info locale www.youtube.com

 

Bonsoir, le 11 Mars, au stade, à la télé, à la radio, suivez le match USAP - Bayonne, capital pour la qualification de l’équipe catalane. Il n’y a rien d’autre d’important dans le département ce soir là et surtout pas du côté de Bompas. Bon, vous pouvez aller aussi au cinéma, vous faire un restau en amoureux, mais attention, ce soir là, évitez Bompas au risque d’y faire de mauvaises rencontres. Le 11 mars la seule vague bleue qui vaillent le déplacement est la vague bleue ciel « usapiste » qui submergera paisiblement des basques moins bondissants que le prétend l’adage, espérons-le. Et si vous avez un truc vraiment important à faire du côté de Bompas le 12 mars à 17H, salle polyvalente, c'est bien de participer au meeting organisé par le Front de Gauche, contre les idées pourries de l'extrême droite et pour une vraie politique de gauche qui s'en prend à l'argent pour satisfaire les besoins humains.

 

Elections cantonales à Perpignan. Le risque de voir, dans au moins deux cantons, s’affronter au deuxième tour, le FN et la droite, après l’élimination de la gauche au premier, a conduit le Front de gauche à faire une proposition originale.

Dans les cantons du Bas-Vernet, Las Cobas-Bompas et éventuellement du Haut-Vernet, au cas où les discussions les y auraient amenés, le PCF et le Parti de gauche souhaitaient que la gauche ne présente qu’une seule candidature. C'est-à-dire que le PS pouvait être soutenu par toute la gauche dans le Haut-Vernet, Europe Ecologie de même à Las Cobas-Bompas et le Front de gauche au Bas-Vernet.

Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que, sur ce dernier territoire, la candidate Nicole Gaspon a, par son histoire et son engagement, toutes les chances de rassembler l’électorat nécessaire. Cette suggestion a reçu une fin de non-recevoir de la part des autres forces de gauche les plus importantes. Le Parti Socialiste se sent suffisamment fort et intouchable pour être présent partout au second tour parce qu’il envisage d’y être en tête de la gauche. Europe Ecologie-Les Verts ont décidé d’être présents sur tous les cantons pour «se compter».

Pour recevable que soient ces arguments, les uns et les autres prennent le risque de laisser la droite et son extrême -blanc bonnet et bonnet blanc au Bas-Vernet- se retrouver seuls au second tour et de devoir appeler ensuite à voter pour le moindre mal. En effet, pour être présent au deuxième tour, il faut obtenir au premier 12,5% des inscrits, soit 25% des exprimés au cas où il y ait 50% d’abstentions. La multiplicité des candidatures de gauche, le poids des candidats UMP-alduystes et celui du FN dans ces cantons, peuvent conduire à ce que le premier candidat de gauche se retrouve en 3ème position sans avoir atteint les 12,5% des électeurs inscrits et, de ce fait, soit éliminé.

Au-delà des chiffres et du danger que l’on fait courir au département, la gauche départementale, que d’aucuns trouveront la plus bête du monde, perd une excellente occasion de montrer, tout en présentant des candidates et des candidats séparés, porteurs de programmes et de propositions différentes, qu’elle était capable de prendre ses responsabilités dès le premier tour pour empêcher le pire. Elle rate l’opportunité de transmettre aux électrices et électeurs un message de confiance, d’unité et de responsabilité, pour aujourd’hui et surtout pour demain, donnant à voir la volonté de dépasser les ambitions partisanes face à un risque majeur et de suivre la pensée d’Aragon: «Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat…».

Visiblement c’est terminé. Le PS, Europe Ecologie-Les Verts, le Front de Gauche présenteront leurs candidats dans tous les cantons renouvelables*. C’est maintenant l’électorat qui doit trancher car, en toutes circonstances, c’est lui qui a le dernier mot.

  • Les candidats du Front de gauche dans le canton de Las Cobas-Bompas sont Farid Mellal, 27 ans, et Delphine Miqueu, 23 ans.

Auteur : Nicolas Garcia Secrétaire départemental du PCF 66

 

UNE INTERVIEW DE NICOLAS GARCIA

Parti communiste. En bonne santé avec de grandes ambitions pour le Front de gauche.

Dans un peu plus d’un mois vont se dérouler les élections cantonales. Pour le PCF, comment se présente la situation dans notre département?

Pour ces élections cantonales, nous avons essayé d’élargir le Front de gauche comme nous l’avions fait aux régionales. Cette démarche d’ouverture a plutôt réussi au Front de gauche, avec des campagnes communes qui ont révélé de réelles marges de progrès et des scores positifs partout où elle a pu se déployer. Cette fois-ci, nous n’avons pu nous mettre d’accord avec le NPA mais les discussions ont été positives et laissent bien augurer de l’avenir. Pour ces élections, nous présentons donc des candidats du Front de gauche dans au moins 15 cantons et nous avons de grandes ambitions.

L’an dernier, a eu lieu un fort mouvement social. Comment vois-tu l’année 2011 sur ce terrain?

Sarkozy, le gouvernement, le patronat auraient tort de croire que le mouvement social est éteint. Les raisons qui ont conduit à la forte mobilisation collective de l’an dernier sont toujours présentes. Le mécontentement reste toujours très important. Les enquêtes d’opinion le confirment. Mais aussi les luttes qui se mènent au quotidien dans les entreprises ou les fortes mobilisations qui se développent pour la défense des valeurs de solidarité, de justice. Cela dit, la délégation de pouvoir induite par la Ve République, la dureté de la vie, ont peut-être conduit un certain nombre de salariés à donner rendez-vous à la droite et aux libéraux de tout poil aux prochaines élections cantonales et, aussi, aux élections présidentielle et législatives qui se profilent à l’horizon.

Mais les communistes n’attendront pas 2012. Si les élections sont un moment de la lutte, nous serons aussi tout le temps sur le terrain, aux côtés des gens qui souffrent, qui résistent et qui se battent.

Et le PCF annoncé, par les médias, moribond, mangé par Jean-Luc Mélenchon?

On n’a pas programmé son enterrement, ni décidé de confier les clés du camion à Jean-Luc Mélenchon. Le PCF se porte plutôt bien. Nous avons réalisé plus de 6000 adhésions en 2010. Personnellement, je crois que c’est le rôle qu’il a joué dans le non à la constitution européenne et dans la construction du Front de gauche qui a assuré la bonne santé du PCF.

Depuis quelques jours, la presse fait ses titres sur le fait que Jean-Luc Mélenchon briserait la possibilité de changement à gauche. Qu’en dis-tu?

Georges Marchais reprenait souvent un proverbe arabe: «on ne jette pas de pierre sur un dattier stérile». Si, aujourd’hui, la presse «sociale-libérale» comme la presse de droite mène campagne contre J.-L. Mélenchon, donc contre le Front de gauche, qu’il incarne médiatiquement -que cela nous plaise ou non- c’est bien que cette démarche est dangereuse pour tous ceux qui défendent le libéralisme, ultra ou social.

Mais nous ne jouerons jamais la droite contre la gauche. Aujourd’hui dans ce pays, la gauche est plurielle. Il y a une partie de la gauche, dans laquelle nous sommes avec le Front de gauche, qui ne partage pas la vision de la société qu’a la direction du PS. Il faut donc demander aux citoyens de trancher, dans l’action citoyenne et démocratique et, le moment venu, par les élections.

Action citoyenne et démocratique : qu’est-ce que cela veut dire?

Les électeurs doivent cesser de déléguer leurs pouvoirs à ceux qu’ils ont élus et attendre l’échéance suivante pour exprimer un jugement. S’ils veulent qu’il y ait un vrai changement de société, il faut qu’ils s’en mêlent. Sinon, même si le Front de gauche obtient un fort résultat, il n’y aura pas de changements véritables. Nous les invitons donc à occuper le terrain politique en participant aux réunions publiques, aux diverses initiatives, au besoin, en créant eux-mêmes des espaces de discussion. Tout cela pour définir la politique qu’ils veulent voir menée par les représentants qu’ils auront élus.

Pour sa part, le Front de gauche organise de tels espaces de débats pour bâtir avec les citoyen-ne-s un programme partagé. Ce que nous voulons, c’est que le choc entre les propositions du Front de gauche et les aspirations populaires se concrétise dans un programme que nous prenons l’engagement de mettre en œuvre avec eux quand nous serons élus.

Auteur : René Granmont

 

Aux cantonales de mars prochain, le Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche et Gauche unitaire) présente des candidats dans 15 cantons sur 16 des Pyrénées Orientales. Ils seront les représentants d’une gauche radicalement opposée au capitalisme qu’il soit ultra ou social libéral. Ces candidates et candidats seront porteurs du combat contre la droite et l’extrême droite mais aussi porteurs de solutions alternatives pour transformer la société et aller plus loin dans la politique de gauche au conseil général. Le Front de Gauche est déterminé à tout faire pour battre la droite, mais la 5ème république et son mode électoral à deux tours permet au moins à chaque citoyenne et citoyen de marquer ses différences au premier tour. La gauche de ce pays et de ce département est plurielle, il faut donner plus de poids à celle qui n’est pas favorable à un aménagement du capitalisme, c'est-à-dire au Front de Gauche dans lequel est investi, avec d’autres, le Parti Communiste Français. L’affaiblissement de cette gauche anticapitaliste favorise les solutions d’aménagement qui pénalisent les peuples comme nous pouvons le voir en Espagne, au Portugal, en Grèce, trois pays dirigés par la gauche socialiste qui applique à la lettre les injonctions mortifères pour les peuples faites par le FMI de Strauss Khan, la BCE de Trichet et l’OMC de Lamy, trois personnalités socialistes. Pour contrer les projets de la droite et de l’extrême droite et conforter une politique vraiment de gauche, voici les candidates et les candidats du Front de Gauche que vous devez soutenir dans chaque canton.

Côte Vermeille : Richard Sanchez et Anastasia Carpier. Argelès : André Llurba et Lydie Fourques. Prats de Mollo : Daniel Boreil et Renée Alberny. Thuir : Jeanne Rousseau et Daniel Rius. Prades : Guy Cassoly. Mont Louis : Marc Rousset. Sournia : Bernard Maurin et Marie Françoise Delample. Saint Paul de Fenouillet : Dominique Poirot et Lola Beuze. Rivesaltes : Patrick Cases et Marie Carmen Gauby. Saint Laurent de la Salanque : Jean Vilert et Véronique Missud. Canet en Roussillon : Matthieu Saintoul et Nadine Pons. Perpignan 9 Haut Vernet: Michel Marc et Clémentine Vitau. Perpignan Saint Jacques : Michel Franquesa et Maryse Martinez. Perpignan 3 Cabestany-Saint Gaudérique : Jean Vila et Françoise Fiter. Perpignan 7 Las Cobas-Bompas: candidats en attente d’un accord unitaire de toute la gauche sur d’autres cantons de Perpignan. Perpignan Bas Vernet : Nicole Gaspon et Michel Martinez.

Bonne réflexion et bon engagement dans la campagne. Nicolas-garcia.elunet.fr/

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En Espagne la retraite passe de 65 à 67 ans, recul de civilisation dicté par les agences de notation, les tenants du libéralisme, et leurs bras armés ( FMI, dirigé par Dominique Strauss Khan, OMC de Pascal Lamy, BCE de Trichet, deux autres socialistes). Preuve que le capitalisme, cher à Sarkozy, qu'il soit ultra ou social, est mauvais, qu'il faut lui résister et non tenter de l'aménager comme font socialistes grecs, Portugais ou espagnols. Dans ces pays tout cela a pu arriver parce que les partis communistes ont été préalablement trés affaiblis. Si nous ne voulons pas que cela arrive en France, il faut un PC et un Front de Gauche plus forts dans la société ou dans les urnes. La gauche est plurielle, a intérêt à le rester et à renforcer cette pluralité. Pensez-y !

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Bjr. "les milliardaires font d'autant mieux leurs affaires que les peuples les font mal" ce prolongement d'une pensée de Talleyrand (pas franchement un progressiste) est plus que jamais d'actualité. jugez plutôt. Fin novembre 2010, le total des capitaux exportés (en 1 an) par les entreprises françaises sous la forme d'investissements directs (OPA, prises de participation) s'est élevé à 94 milliards d'€. Ces ressources manquent à l'économie française. On sait aussi qu'en 2009, les revenus distribués par les sociétés non financières, essentiellement des dividendes, se sont élevés à 236,4 milliards d'€. Ils ont été multipliés par 2,3 depuis 2000. A partir de 2004, leur montant a été supérieur à celui des investissements des entreprises, de même les dépenses en recherche et développement ne représentent que 2,16%. Entre 2008 et 2009, au coeur même de la crise, si les investissements ont diminué de 210 à 191 milliards d'€, les revenus distribués par les entreprises ont continué de monter passant de 233,3 à 236,4 milliards d'€. Ce coût exorbitant du capital est l'un des facteurs qui explique la détérioration de la position de la France dans le commerce mondial. Cela d'autant que les dividendes ne représentent qu'une partie de l'énorme accumulation financière des entreprises. On le voit, n'en déplaise aux, Parisot, Manuel Valls, Copé et consorts, ni les 35 heures, ni les salaires, ni la protection sociale, ni les retraites, ni les salariés, ne sont responsables de la crise et pourtant partout on fait payer au peuple (retraité, salarié ou privé de travail) sous l'impulsion ou les recommandations du FMI de Strauss Khan. A méditer.

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(Le maire d'Elne a d'abord cité et salué l'ensemble des présents.) Cette cérémonie annuelle est d’abord l’occasion de nous souhaiter la bonne année, alors recevez nos vœux de santé, de bonheur, de réussite individuelle et collective, poudes présentsr vous-même et pour les êtres qui vous sont chers. Nos premières pensées vont aux parents et amis empêchés par la maladie où récemment disparus. (…) Je veux remercier, celles et ceux d’entre vous qui, depuis plus ou moins longtemps, soutiennent notre action, rendue difficile en ces temps de crise et de doute. Je saisie l’occasion de cette soirée pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants dans notre ville, ils sont nombreux ces derniers temps, je voudrais leur dire qu’ils ont fait le bon choix en choisissant Elne et nous comptons sur leur implication dans les activités associatives, sociales et citoyennes qu’offre notre commune. Meilleurs vœux aux représentants des services publics et de l’Etat (école, Poste, perception, hôpitaux, justice, police, gendarmerie, collectivités territoriales, etc.) travaillant dans ou avec la commune. Nous défendons à leurs côtés le maintien et le renforcement du service public, notamment en milieu rural, et, bien sûr leur statut. Avec eux nous résistons à la Réforme Générale des Politiques Publiques, la RGPP, aux fermetures et aux privatisations. En contre partie nous savons pouvoir compter sur leur attitude ouverte et constructive, en direction de la commune, de la population et des élus. Meilleurs vœux aux pompiers, volontaires ou professionnels, leur mission est difficile, dangereuse et remarquable. Il y a quelques jours, nous avons inauguré leur nouvelle caserne, elle est le fruit d’une belle coopération entre le Conseil Général et la ville d’Elne. En effet, nous avons cédé gratuitement les locaux et le terrain nécessaires, d’une valeur estimée entre 300 et 400 000€, au cours du marché actuel. Ajoutons à cela les quelques 200000€ versés chaque année par les contribuables illibériens au Service Départemental d’Incendie et de Secours, au titre de la participation. Proche de la caserne des Pompiers, une belle gendarmerie va voir le jour, le projet est affiché dans la salle tout comme le futur parc urbain du marché de gros, la ZAC et le lotissement éco-responsable, située à l’entrée Nord de la ville, le long de l’ancienne RN 114. Je veux saluer depuis ce pupitre l’ensemble des actrices et acteurs de la vie scolaire, enseignants, parents et personnels de services, qui, de la maternelle au collège, résistent au démantèlement de l’école publique. En septembre nous avons inauguré le nouveau centre de loisir, dans la cour de l’école primaire Joseph Néo, je rappelle que l’ancien, situé dans les vieux préfabriqués « des mimosas », avait prés de 60 ans. Je veux clore pour ce soir le chapitre de l’enseignement et de l’éducation, en évoquant la construction du nouveau collège pour lequel notre ville n’a pas eu d’autre choix que d’offrir au conseil général un terrain d’une valeur de 600000€, acquis par la commune en face la ZAC. Ce terrain jouxte la nouvelle zone artisanale et industrielle, dont les travaux viennent de débuter. Vous le voyez, nous continuons d’investir en faveur de l’éducation et l’enseignement des enfants d’Elne et du canton, sans oublier de promouvoir l’activité économique. Amical encouragement à persévérer aux services municipaux, dirigés par Rémi Cathala. Dans un dialogue devenu permanent avec les élus et leur hiérarchie, ils travaillent à améliorer et à revaloriser ce service public de proximité que représente leur métier. En cette période de crise, comment ne pas avoir une pensée pour le monde agricole. L’agressivité du marché, la concurrence libre et non faussée, la non protection de nos productions et les politiques qui cautionnent ce système, sont la cause de difficultés, aux répercutions terribles sur l’emploi et l’environnement. Sur Elne, prés de 50 hectares de vignes ont été arrachés cette année, d’autres superficies destinées au maraichage ou à l’arboriculture ont été classées en friches. Pour ne pas fermer, notre cave coopérative a fusionné avec celles de Cabestany, Alénya, Saint Nazaire et Villeneuve de la Raho, contraintes elles aussi au regroupement pour ne pas mettre la clé sous la porte. Quelle honte ! Il y a quelques années les tenants du libéralisme organisaient les importations pour justifier les arrachages. Maintenant, ils justifient les importations par la faible production locale consécutive aux arrachages. Ce sont les politiques libérales mondiales, européennes, nationales, qui régissent nos sociétés et le marché, qui sont responsables du marasme agricole. Jusqu’à quand allons nous accepter cela ?

Je salue également les entrepreneurs, commerçants, artisans, restaurateurs, pour eux et pour leurs salariés, je fais le vœu d’une reprise économique rapide. Toutefois, soyons francs, cette crise n’est pas une fatalité comme le vent, la grêle, la pluie ou la neige. Elle a pour responsable un système privilégiant le tout financier, la rentabilité, le profit, la concurrence libre et non faussée. Nos gouvernements ont trouvé de l’argent pour sauver les banques, qui jouent avec les économies de nos concitoyens comme au casino. Pas question en revanche d’aider les artisans, les commerçants, les PME, la relance du crédit à la consommation. Dans ces conditions la crise ne peut que s’aggraver, surtout si elle est alimentée par la baisse du pouvoir d’achat, l’emploi précaire, le chômage et leur répercussion terrible sur la consommation. Pourtant la crise n’est pas pour tout le monde, les bourses et le CAC 40 explosent, les riches deviennent plus riches. Des entreprises cotées enregistrent des progressions en bourse avoisinant les 100% en 2010. Bref les affaires financières et boursières ont repris avec les profits faramineux que procurent les stocks options. Laisserons-nous cela continuer longtemps ? La volonté et les efforts solidaires de notre population, des élus, des acteurs socio-économiques, des associations et leurs dizaines de bénévoles, que je félicite ce soir chaleureusement, empêchent le quotidien des illibériennes et illibériens de se dégrader. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Pour sa part notre équipe municipale tente d’améliorer l’image de la cité, s’efforçant de la rendre propre, sûre, accueillante et conviviale, redonnant leur place aux piétons, développant une politique culturelle digne de ce nom, aménageant des circulations fluides, des stationnements gratuits, soutenant sa jeunesse, mettant en œuvre une politique du logement ambitieuse, améliorant la qualité des services offerts et créant 3 nouvelles tranches de zone artisanale et industrielle en 10 ans. Nous mettons tout en œuvre pour que notre ville soit dynamique et solidaire, je crois que désormais cela se voit et sait. A ce sujet, la création d’un nouveau logo est apparue nécessaire pour rendre encore plus lisible et visible, le véritable bouleversement qu’à connu notre ville ces dix dernières années. J’adresse enfin mes vœux très fraternels à mes coéquipiers, beaucoup d’entre eux ont été élus avec moi il y a 10 ans. Dans un climat de confiance et de fraternité mutuelle, au rythme du possible, ensemble, nous avons mis en œuvre les programmes progressistes sur lesquels nous nous étions engagés, devant et avec la citoyenneté illibérienne. Je crois franchement que nous avons transformé Elne. Nous avons été réélu dés le premier tour, il ya trois ans, avec une progression de 10%, grâce à une belle union des forces de gauche progressistes et catalanistes, grâce aussi à nos réalisations. Si de nouveaux élus ont été intégrés, une large majorité de l’équipe fêtera en mars prochain les dix ans d’un changement radical de politique. Chers amis, je vous invite à persévérer, car rien n’est jamais acquis. Les illibériennes et illibériens attendent encore plus de nous, ils nous le rappellent au quotidien. Aussi je vous le dis/ rien/ je dis bien rien/ ne doit nous détourner de l’essentiel, c'est-à-dire continuer de gérer ensemble la ville pour le bien du plus grand nombre, en respectant, bien évidemment, le service et l’intérêt publics. Nous allons célébrer ces dix ans de gestion de manière citoyenne. En février des Comités Locaux d’Initiative Citoyenne (les CLIC) aborderont l’idée d’un grand questionnaire que nous enverrons à chaque illibérien au printemps. Ce questionnaire, auquel d’ores et déjà je vous invite à répondre massivement, sera ensuite analysé, puis les résultats seront présentés et débattus en public en mai dans une grande réunion à la salle des fêtes. L’histoire d’Elne remonte à 26 siècles, elle est le fruit d’une évolution permanente, d’une ouverture jamais remise en cause, d’un brassage culturel et ethnique ancestral. Les orientations de notre ville et de sa population ont souvent été progressistes, empreintes de solidarité et de tolérance. L’équipe que je conduis est totalement en phase avec cette histoire, ces racines, ces traditions ouvrières, culturelles et progressistes. Malgré un contexte économique et social de crise financière et de désengagement de l’Etat sans précédent, nous voulons conserver cette identité, cet état d’esprit. Le petit film simple et sans prétention que vous venez de voir est l’œuvre de mon cabinet que je remercie de son implication à mes côtés. Il montre avant tout la cohérence de notre action : nouveau centre de loisirs, nouvelle ZAC, nouvelle zone artisanale et industrielle, nouvelle gendarmerie, soutien à la construction d’une caserne de pompiers, nombreux logements locatifs et en accession à la propriété, promotion d’un nouveau lotissement et d’une nouvelle zone commerciale éco-responsables à l’entrée de ville côté ancienne RN 114. Le film est suffisamment explicite sur l’avancement de nos projets, mais permettez moi au moins un mot sur la ZAC. Ce dossier nous a beaucoup fait souffrir et surtout a beaucoup fait souffrir certaines familles qui y ont totalement perdu leurs illusions et même leur rêve. Les responsables de ces retards accumulés, dont la cupidité a été la seule motivation, finiront bien par payer un jour l’addition financière et politique de leur recours abusifs. Malgré ces problèmes, je ne peux résister au plaisir de vous dire que tous les terrains sont vendus et chacun peut constater la vitesse faramineuse à laquelle avance les constructions. Dans quelques semaines, nous envisageons de lancer la deuxième tranche de la ZAC. La politique de l’habitat de la ville est hyper dynamique, que ce soit dans le locatif ou dans l’accession à la propriété. Cela devrait d’ailleurs faire l’objet d’un article dans un numéro spécial, tiré à part, du grand quotidien national « Le Figaro », peu soupçonnable, vous en conviendrez, de sympathie communiste. Plus de 1100 habitants supplémentaires sont arrivés à Elne durant la dernière décennie, toutefois les familles déjà résidentes ont toujours été prioritaires dans notre politique d’habitat. Pour les dix ans à venir ce sont 2000 personnes et également un bon nombre d’entreprises supplémentaires qui vont s’installer à Elne. Arriver à ce résultat, implique d’offrir à nos concitoyennes et concitoyens, ainsi qu’aux nombreux visiteurs de notre ville, des équipements et des services publics performants, une politique culturelle non élitiste digne de notre cité, de son passé glorieux et de son avenir prometteur. De même il ne fallait pas délaisser le cœur de notre ville, cela a supposé des accès routiers qui relient facilement les nouveaux quartiers avec la ville historique, des parkings, des équipements culturels comme Gavroche, mais aussi une opération programmée d’amélioration de l’habitat en centre ancien, qui nous permet, selon les services de l’Etat, d’être la première ville du département à inverser la tendance en matière de logement indigne. Ajoutons, les écoles, la crèche, le centre de loisir et la station d’épuration, c’est plus de 27 millions d’€ investis dans l’économie locale. Pour ne pas faire payer directement ces investissements aux seuls contribuables d’aujourd’hui et demeurer parmi les communes du département où les impôts locaux sont les plus bas, nous avons choisi l’endettement. Nous devrions maintenant commencer à recueillir les fruits de ces investissements. Bien évidemment sans le dynamisme et la confiance de la population, des acteurs économiques et des associations avec lesquelles nous renouvelons, année après année, un partenariat solide et clair, basé sur un apport et un respect mutuel, nous ne pourrions pas mettre en œuvre notre politique. Nous nous appuyons aussi sur un partenariat avec l’Europe, l’Etat, le Conseil Général, le Conseil régional, la Generalitat de Catalunya. Malheureusement, pour des raisons diverses tous réduisent leurs aides aux communes. Dans ce contexte difficile de crise, nos atouts sont utiles pour résister : patrimoine ancien ou plus récent, situation géographique, qualité de vie, commerce et artisanat, agriculture et agroalimentaire. Dans cet ensemble patrimonial, économique et culturel, permettez moi de détacher, une fois de plus, la Maternité d’Elne, dont plus personne ne doute du bien fondé de l’acquisition et du projet qui lui est liée. Cette année encore le 14 juillet, 7 maires des plus grandes villes de catalogne sud, à l’exception de celui de Barcelone, ont participé au 5ème anniversaire de l’acquisition du lieu et à la rencontre des 80 fillettes qui en catalogne sud, portent le doux prénom d’Elna. Le 15 janvier, une exposition sur la Maternité sera inaugurée à Zurich, la ville où vit encore Elisabeth Eidenbenz. Je passe rapidement sur les milliers de visiteurs qui affluent vers Elne grâce à la Maternité. Le moment est venu de dire un mot sur le commerce local : nous avons tous conscience que les choses sont difficiles pour les commerçants et artisans locaux, c’est vrai à Elne, ça l’est aussi ailleurs. La faiblesse du pouvoir d’achat et l’évolution des pratiques de consommation ont fait chuter la clientèle pour certains. D’autres ont exprimé le besoin de changer de lieu, soit par manque de stationnement, soit parce qu’ils étaient locataires de locaux vétustes. Nous avons tout fait pour leur ouvrir des possibilités de déplacement ailleurs dans la ville, car si aucune offre sur Elne ne leur avait été faite, certains d’entre eux auraient quitté la commune. Faute de solutions alternatives locales, quelques uns ont d’ailleurs été amenés à le faire. Si des commerces ont quitté le Camiral, la plupart sont restés dans la commune et ont suivi le déplacement de son centre de gravité, dans des locaux aux normes et plus fonctionnels. En outre beaucoup sont remplacés / ici par une agence bancaire, là par un magasin de chaussures, une épicerie ou un nouveau coiffeur. De nouvelles banques s’installent chaque année, de nouveaux commerces ouvrent, voyons le positif et reconnaissons que nous sommes en pleine période de mutation du commerce et de la consommation. Toutefois, à mon initiative, nous venons de créer une commission municipale ouverte à toutes les tendances du conseil municipal avec l’objectif de se pencher sur la situation du Camiral et son avenir. Cette commission deviendra rapidement extra communale, ainsi nous pourrons avoir une vision plus large des propositions pour le Camiral. L’activité économique, en plein développement sur la commune, nous a permis d’atténuer considérablement les conséquences du plafonnement puis de la disparition de la Taxe Professionnelle voulus par le gouvernement. Evoquer cette question m’amène à vous dire un mot sur la réforme des collectivités territoriales qui, couplée à la suppression de la Taxe Professionnelle, s’avère être catastrophique pour les mairies, départements et les régions. L’indépendance des communes, les services publics, le monde associatif, culturel ou sportif, sont en danger. L’investissement dans l’économie locale au travers de nos réalisations l’est également, en effet il faut savoir que les recettes de la TP servaient pour une part à l’autofinancement de nos investissements. Privés d’une partie de leurs recettes, les communes risquent d’être obligées de transférer la fiscalité vers les ménages, de renoncer à rendre certains services, voir de les privatiser. Il faut continuer de combattre cette réforme, s’engager à la supprimer entièrement et pas seulement la partie qui met en place le conseiller territorial. L’autre question importante pour l’avenir est l’intercommunalité. Nous sommes restés libres de toute intégration contraignante dans une communauté de communes tant que cela a été possible. La nouvelle réforme territoriale votée en 2010 est encore plus liberticide que la précédente. Elle éloigne davantage le citoyen des décisions qui le concerne. Elle aggrave les attaques contre la libre administration des communes. Mais la nouveauté de cette réforme est qu’en décembre 2011, toutes les villes libres devront choisir de rejoindre une communauté de communes ou à défaut, le préfet, qui se voit désormais doté de supers pouvoirs, les intègrera de force. Voyons bien ce qui s’est passé à Cabestany, où élus et population continuent de mener la lutte. Est-il admissible qu’une commune soit contrainte d’adhérer à une structure que son conseil municipal démocratiquement élu et une large majorité de sa population rejettent ? Cette affaire en dit long sur le genre de libertés qui attend les communes à l’avenir. Malheureusement comme sur d’autres sujets, pour cette réforme le gouvernement n’en a fait qu’à sa tête et n’a pas tenu compte des contestations y compris venant d’élus de son propre camp. Quoi qu’il en soit, tout en se battant farouchement contre la nouvelle réforme, nous devons nous préparer à faire un choix avant qu’il nous soit imposé. Personnellement, je penche pour la fondation d’une nouvelle communauté de communes au sud de Perpignan, structure suffisamment importante pour être un pôle d’équilibre économique et politique à la trop imposante communauté d’agglo qui risque de dévorer notre département de l’intérieur, ne laissant à l’arrière pays que les yeux pour pleurer. J’ai pris l’initiative d’écrire, puis de réécrire, à mes collègues maires, d’Argelès, des Albères et de la Côte Vermeille, du secteur d’Illibéris et de Sud Roussillon (Alénya, Latour Bas Elne, Saint Cyprien). J’ai aussi envoyé mon courrier aux élus du Vallespir et des Aspres. Une intercommunalité évolutive, au sud du département, forte de plus de 100 000 habitants, bâtie sur plusieurs piliers comme Argelès, Elne et Saint Cyprien demain peut être élargie à Thuir et à Céret, aurait une belle cohérence économique et géographique. Les discussions devraient sérieusement se concrétiser en 2011. Nous concernant, nous aurons rapidement un débat au sein du conseil municipal. La population illibérienne sera appelée à donner son opinion au printemps dans le questionnaire citoyen dont je parlais précédemment. Vous l’aurez compris cette loi ne me convient pas, je reste partisan d’une forme différente de coopération intercommunale, mutuellement avantageuse et consentie, s’appuyant sur la souveraineté de chaque commune et qui, contrairement à aujourd’hui, rapproche le pouvoir politique du citoyen.

Le moment est venu d’aborder, franchement comme j’en ai l’habitude, une situation nationale et internationale fortement marquée par la crise. Très peu de gens y échappent, ses conséquences sont gravissimes pour le quotidien des familles. Pour illustrer cette situation, j’ai choisi de me référer aux chiffres connus en Languedoc Roussillon, publiés dans la presse le 28 décembre dernier. Sur un peu plus de deux millions et demi d’habitants, 65000 foyers (soit environ 200000 personnes) ont du mal à régler leur facture d’électricité et bénéficient du tarif « première nécessité » mis en place par EDF. Le taux de pauvreté est de 18% - 450000 personnes, l’équivalent d’un département comme le notre, sont considérés comme pauvres, c'est-à-dire qu’elles vivent avec moins de 880€ par mois. Rappelons que la moyenne nationale de la pauvreté est de 13%, ce qui est déjà très élevée. Notre région voit s’aggraver la pauvreté en particulier chez les personnes âgées isolées et les plus jeunes, elle compte de plus en plus de travailleurs pauvres, c'est-à-dire des femmes et hommes qui tout en travaillant ne gagnent pas assez pour vivre. Malheureusement, vous le savez, il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui, malgré un boulot, vivent dans leur voiture parce qu’elles ne peuvent pas payer un loyer. En outre nombre d’études sérieuses démontrent la trop grande proportion de ménages fragiles dépendants des seules prestations sociales. Le revenu brut disponible par famille est un des plus faibles de France. Par ailleurs, 80000 personnes sont titulaires du RSA, un emploi sur trois est saisonnier ou précaire, un tiers des habitants de moins de vingt ans vit dans une des 28 ZUS (zone urbaine sensible) de la région. J’arrête là, mais des situations similaires, ou parfois bien pire, existent partout en France, en Europe et dans le monde. Pourtant il incontestable que la crise économique à fait au moins une démonstration : l’argent existe pour satisfaire aux besoins des françaises et des français mais aussi des milliards d’êtres humains. En France, les familles les plus riches ont vu leur fortune progresser de 84 milliards d’€ soit 25 % en 2009. Celle de Bernard Arnault le puissant patron de la multinationale des produits de luxe, Louis Vuitton Moët Hennessy, a progressé de 56% en 2010, passant de 14,5 milliards à 22,7 milliards d’€. Au reste notre pays vient d’entrer dans le cercle très fermé des trois pays du monde qui compte le plus de milliardaires. Grace aux scandaleux stock-options quelques initiés-privilégiés ont gagné en un seul jour des sommes fabuleuses. Je ne voudrais pas que vous pensiez que c’est une obsession mais toujours chez LVMH, le n° 2 du groupe vient de faire la une de l’actualité en gagnant en quelques heures prés de 18 millions d’€, soit 1400 ans de SMIC et son PDG, Bernard Arnault, encore lui, a une plus value potentielle sur ses stock-options de 100 millions d’€. Pour en finir sur cette question laissez moi vous dire encore que les patrons du CAC 40 ont touché en moyenne 3 millions d’€ de plus value sur leur stock-options l’an dernier, il va de soi que cela s’ajoute aux rémunérations ordinaires que ces gens là perçoivent habituellement. Dans le même temps, la France compte plus de 4 millions de chômeurs, plus de 8 millions de pauvres, la précarité et la misère explosent. Pourtant notre pays n’a jamais été aussi riche pour satisfaire les besoins de sa population. Vous le savez j’aime bien les citations d’hommes célèbres, j’en ai trouvé une de pas mal, elle ouvre « Le président des riches », best seller de Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot, livre que je vous recommande. Les auteurs reprennent une citation du multimilliardaire Warren Buffet, la voici : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait. C’est ma classe qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. » Dernièrement un autre petit livre de 32 pages fait un tabac dans les librairies. « Indignez-vous » a été écrit par Stéphane Hessel et édité par « indigènes », une maison d’édition Montpelliéraine dirigée par un ami de notre ville, Jean Pierre Barou, qui a déjà été commissaire d’exposition chez nous et travaille actuellement au catalogue et à la nouvelle exposition sur l’œuvre d’Etienne Terrus qui sera présentée cette été au musée du même nom. Stéphane Hessel, auteur de ce brulot, est un ancien résistant, diplomate, co-rédacteur de la déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948. A 93 ans, l’homme est debout et lucide, permettez moi de citer un petit extrait de son ouvrage. « Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger les conquêtes de la résistance, alors que la production de richesses a considérablement augmentée depuis la libération, période où l’Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat. Les banques, désormais privatisées, se montrent d’abord soucieuses de leurs dividendes et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l’intérêt général. L’écart entre les plus pauvres et les plus riches n’a jamais été aussi important. » Fin de citation. Après d’autres, dans son livre « Indignez-vous », ce grand monsieur démontre que cette crise n’est pas fatale et inéluctable. Elle exacerbe pourtant dans le monde les guerres, la famine, des situations sociales déplorables. La finance et le productivisme sont en cause avec cette crise du capitalisme, social libéral ou ultra libéral, que nous vivons. Les problèmes d’environnement et de réchauffement climatique sont aggravés, la survie même de la planète est posée.

Plus de libéralisme est-il la solution ? Je ne crois pas ! Regardez en Europe là où le libéralisme économique est le plus avancé, c'est-à-dire là où la force publique est moins forte (moins de service public, moins de pouvoirs pour les collectivités locales, moins de protection sociale…), les peuples souffrent davantage de la crise. Voyez l’Irlande, le Portugal, la Grèce et plus proche de nous l’Espagne et la catalogne. Dans ces pays, des milliards et des milliards d’argent public ont été injectés pour sauver les spéculateurs et les financiers de la faillite, en particulier les banques. Aujourd’hui une nouvelle explosion des profits spéculatifs et boursiers voit le jour alors que l’addition commence à être présentée aux peuples. Tandis que durant ces fêtes certains ont du serrer la ceinture, dormir dehors ou pire sont morts de froid, de faim, de soif// pour les traders, actionnaires et autres milliardaires, le champagne a coulé a flots pour fêter les affaires redevenues florissantes et le cours des actions qui s’envole à nouveau. Dans ce monde où 225 personnes détiennent autant que deux milliards et demi d’êtres humains et où 1% de riches possèdent 57% des richesses, la guerre gronde partout, les pauvres sont plus nombreux, la qualité de vie se dégrade, la planète crève, s’enfume et menace de se noyer. Je viens de le dire, nous sommes confrontés à une crise sans précédent du capitalisme et en particulier dans sa forme ultra libérale financière. Une question nous est posée : Va-t-on sortir de cette crise par une nouvelle politique de progrès sociaux et démocratiques comme au lendemain de la seconde guerre mondiale ou va-t-on en sortir par une nouvelle cure d’austérité pour les peuples avec des marchés financiers hyper protégés? C’est vous citoyennes et citoyens qui devez répondre à cette question. Si face à cette grave situation vous ne vous indignez pas, vous aussi. Si face à cette situation vous ne résistez pas et vous vous en remettez uniquement aux femmes et aux hommes politiques, de quelques bords qu’ils soient. Vous subirez la loi dictée par les marchés financiers, les agences de notations, le FMI, la banque centrale européenne, soutenue et portée par l’Europe, les gouvernements de droite comme en France mais aussi de gauche dans d’autres pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne. Je vous le conseille, mêlez vous en, ce sont vos affaires. Votre vie quotidienne, votre avenir et celui de vos enfants en dépendent. Loin de moi bien sûr l’idée de dénigrer la politique, il ne peut y avoir de démocratie sans partis politiques, et encore moins sans participation électorale massive. Mais le citoyen doit rompre avec la délégation de pouvoir et investir l’espace politique autrement que dans les isoloirs, rien ne remplacera l’intervention citoyenne. Invitez vous dans les réunions politiques, interpellez les élus et les partis. Au besoin créez vous-même des espaces citoyens pour exiger et dicter à celles et ceux, qui prétendent ou qui veulent vous représenter, les orientations et les choix que vous voudriez les voir mettre en œuvre une fois que vous les aurez élus. Voilà la nouvelle démocratie dans une nouvelle république que j’appelle de mes vœux. Changer le monde, transformer la société… on apprend dans le livre de Stéphane Hessel au moins cela : rien n’est impossible à celui qui ne se résigne pas. Les révolutionnaires de 1789 l’ont montré, mais aussi celles et ceux du Front Populaire, sans oublier les résistants qui rédigeaient le programme du Conseil National de la Résistance tout en combattant les nazis et leurs complices. La France, l’Europe, le monde ne peuvent plus continuer de la sorte, le cours des choses doit être changé et seul le peuple en a les moyens. Si nous voulons éviter aux familles, aux collectivités et à la société toute entière de payer la crise au travers des taux d’intérêts, des agios, de l’argent public, d’une politique de bas salaires et de retraites portée à 67 ans à taux plein qui vient d’être scandaleusement imposée à notre peuple. Nous devons susciter le débat sur l’utilisation de l’argent dans ce pays et en Europe. La volonté de faire le plus de fric possible dans le plus court délai possible, emmène la France, l’Europe, la planète au bord du gouffre. Le réchauffement climatique, non enrayé, conduit à la disparition des espèces et ce risque n’épargne pas les humains. Ce sont encore les multinationales qui tirent un profit maximum de ces situations, alors que l’on cherche à faire payer la note de la pollution extrême aux plus pauvres, qui sont souvent les moins pollueurs. Dans le même temps personne ne se lance dans une réflexion audacieuse sur le transport, collectif, public et non polluant, voyageurs et marchandises. Le problème de l’environnement est un problème politique et économique, qui ne se règlera, ni par un nouvel impôt, payé toujours par les mêmes, ni par la complaisance envers le monde de la grande industrie, des affaires et de la finance, ni par l’instauration de droits à polluer. Comme l’a déclaré le président Bolivien, Evo Moralès: « pour changer le climat, il faut changer de système économique et politique ». Pour arrêter le massacre et les cadeaux aux plus riches, ayons au moins le courage de sortir du secteur marchand privé : l’eau, l’air, la terre et l’énergie. Battons nous pour des entreprises et un service public dans le domaine de l’eau, de la banque, de l’énergie, des télés communications, des transports, de l’environnement, de la santé publique. Défendons notre agriculture pour un aménagement du territoire cohérent, harmonieux, enrichissant, mais aussi pour garantir une indépendance alimentaire avec des produits de qualité. Résister et agir, c’est empêcher les inégalités de se creuser aussi dans notre commune et faire en sorte qu’aucune barrière ne s’installe entre ses habitants. Vous pouvez compter sur moi pour veiller à ce que nous soyons tous fiers de la qualité de vie dans notre ville, de ses habitants, de ses acteurs économiques, de ses services municipaux. Vous pouvez compter sur moi pour éviter toutes divisions, ghettoïsation, communautarisme ou repli sur soi et pour faire primer la laïcité, la démocratie et le progrès. Pour 2011, -Je vous souhaite de gardez en éveil l’esprit de lutte et de révolte contre les injustices et pour le progrès. -Je vous souhaite d’être animés par la volonté de vous unir et de vous battre pour un monde de liberté, d’égalité, de fraternité et de paix. -Je vous souhaite de ne plus supporter la vue d’un enfant mort, en Haïti, Côte d’Ivoire, Irak ou Palestine. Enfin que cette nouvelle année vous apporte sérénité, démocratie, liberté de penser et surtout la joie de garder auprès de vous, le plus longtemps possible, les êtres qui vous sont chers. Qu’elle vous amène aussi la santé, la force, le courage et la détermination de ne pas renoncer à vos rêves les plus audacieux. Car comme le dit un proverbe Fang, peuple qui vit entre le Cameroun et le Gabon: « Ce n’est pas parce que la nuit a été longue que l’on doit oublier son rêve. »



Feliç any nou i per molts anys.

 

Aux élections cantonales de Mars prochain, PCF et Parti de Gauche, unis dans le Front de Gauche, présenteront des candidats communs sur tous les cantons renouvelables. Ces candidatures seront porteuses d’un programme spécifique à notre département avec un fort contenu anticapitaliste et des propositions alternatives au libéralisme. Le Front de gauche 66 a souhaité s’élargir aux acteurs du mouvement social, à des formations comme Initiative Citoyenne et à des partis comme le NPA. Les discussions n’ont pu aboutir avec le NPA qui exigeait de tous ses partenaires un engagement de non participation à l’exécutif en cas de victoire de la gauche. Le Front de Gauche travaille donc à la désignation de ses candidats sur les 16 cantons concernés. Toutefois sur au moins deux cantons de Perpignan : le Bas-Vernet et Las Cobas-Bompas, la multiplicité des candidatures à gauche, couplée à la nécessité d’obtenir 10% des inscrits pour se maintenir, risque de provoquer l’élimination de tous les candidats de gauche dès le premier tour. Sur le canton du Bas Vernet c’est particulièrement grave car l’électorat peut se retrouver au second tour avec, comme seul choix, un ex leader local du Front National « recyclé » par l’UMP ou un responsable national du Front National. Pour éviter cette situation, garantir la présence de la gauche au second tour et se donner toutes les chances de battre la droite et l’extrême droite partout, le Front de Gauche propose une candidature unique de toute la gauche sur ces 2 cantons. Il soumet publiquement ce sujet à la réflexion de l’électorat et suggère à l’ensemble des formations de gauche une rencontre pour en débattre. Nous sommes prêts à débattre de toutes les propositions avec les formations de gauche mais d’ores et déjà, le Front de Gauche est prêt à retirer son candidat du canton de las Cobas-Bompas en proposant aux autres formations d’en faire de même sur celui du Bas Vernet où la candidate serait Nicole Gaspon. En effet la conseillère municipale de Perpignan, ancienne élue de gauche de ce canton et première vice présidente du conseil général, nous paraît être la mieux placée dans ce canton pour rassembler contre la droite et le FN. C’est selon nous pour la gauche, la seule manière de gagner l’ensemble de ces cantons.

 

Nous venons de basculer en 2011 dans un climat que nombre d’entre nous n’ont jamais connu : - Inquiétude généralisée sur l’avenir. - Crise sociale, morale et financière. - Attaque sans précédent contre le service public, la fonction publique territoriale, les collectivités locales, le pouvoir d’achat, la plupart des acquis du conseil national de la résistance. Des situations identiques sont vécues par d’autres peuples dans bien des pays du monde. Sans la mobilisation, la lutte et l’implication citoyenne des populations, de nous toutes et tous, pour imposer d’autres choix, personne ne peut aujourd’hui dire quand cela s’arrêtera, ni même si cela s’arrêtera. Malgré tout, je veux vous souhaiter à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles, une excellente année 2011, faite de santé, de joies, de plaisir mais aussi de combats (…) Rémi et Gérard ont abordé la démarche de progrès que nous partageons et à laquelle le DGS et la DRH vous associent pour vous rendre actrices et acteurs de celle-ci. Après eux, je veux dire combien nous comptons sur sa mise en œuvre afin de contribuer à l’épanouissement de tous les agents dans leur fonction, mais aussi, disons-le, afin d’améliorer le service public rendu à nos concitoyennes et concitoyens pour que ceux-ci le considèrent comme indispensable et aient envie de le défendre. (…) Permettez-moi de revenir sur la question primordiale de l’intercommunalité pour les années à venir. Plusieurs solutions s’offrent à nous, mais nous avons déjà une certitude, malheureusement Elne ne pourra plus demeurer longtemps une commune libre. Libre de ses choix, libre de ses décisions en matière d’endettement, de fiscalité, de service public, d’urbanisme, de développement économique, de statuts pour ses agents. Nous allons être bientôt dans l’obligation d’entrer, de gré ou de force, dans une intercommunalité. Quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense, dans le meilleur des cas, tout un tas de choix ne dépendront plus de nous seuls. Ils pourront nous être imposés par une majorité d’autres communes. C’est ainsi et c’est incontestable, il n’existe aucune intercommunalité en France où les communes qui la composent ont, entre elles, une gestion différente de la collecte d’ordures ménagères, de l’eau, de la fiscalité. Quand une majorité de communes décident de lever un nouvel impôt toutes sont tenues de l’appliquer. De même quand une majorité d’entre elles privatise des services toutes sont obligées de suivre. Dans notre cas, deux choix principaux sont possibles : - Intégrer la communauté d’agglomération de Perpignan ou fonder une nouvelle intercommunalité avec Albères Côte Vermeille en essayant d’entraîner avec nous Illibéris et Sud Roussillon. Personnellement, ce n’est un secret pour personne, je ne penche pas pour l’agglo. Je crois savoir qu’une majorité des élus et de la population partage cette opinion. Cependant le débat n’a pas encore eu lieu et il va rapidement démarrer. En mars, après que le conseil municipal en aura préalablement débattu, la population sera invitée à donner son opinion par le biais d’un questionnaire. Vous êtes avant tout des citoyennes et des citoyens illibériens, aussi je vous invite à vous exprimer au travers de cette consultation. Qu’elle que soit la décision finale, je m’engage et la majorité municipale avec moi, à défendre les intérêts de notre ville, de ses habitants, de son service public. Si nous devons nous résoudre à un mariage, autant que cela se fasse avec des collectivités qui partagent notre approche du statut de la fonction publique territoriale, du service et de la propriété publics. Toutefois malgré notre participation à une intercommunalité, nous continuerons à combattre cette réforme des collectivités locales. Cette réforme est dangereuse non seulement parce qu’elle instaure le conseiller territorial à la place du conseiller général et régional, ça ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Je mets d’ailleurs en garde celles et ceux qui seraient tentés de ne vouloir changer que cet aspect de la réforme. En effet cette loi est périlleuse à bien d’autres égards car elle a pour but : - De supprimer les mairies et les conseils généraux ou du moins leurs pouvoirs actuels hérités pour beaucoup de la Révolution Française. - De livrer aux appétits insatiables du privé le colossal marché des services publics communaux, ordures ménagères, restauration scolaire, pompes funèbres, espaces verts, production et distribution de l’eau, assainissement etc. - De détruire le statut du fonctionnaire territorial - De dessiner le territoire en fonction des orientations économiques libérales qui dominent aujourd’hui en Europe et dans le monde, contenues dans le traité constitutionnel européen et maintenant dans le traité de Lisbonne.

J’en appelle à votre lucidité. Celles et ceux qui mettent en œuvre ces politiques depuis des décennies n'ont pas changé d'objectifs. Et ce n’est pas moi qui le dit, mais le rapport rendu par la commission mise en place par le Président de la République Sarkozy qui a nommé Jacques Attali, ex - conseiller de François Mitterrand, pour la présider. Ce rapport traduit le niveau de réflexion des "élites" libérales et fixe « une feuille de route » pour la France s'inscrivant dans les objectifs et les dogmes de la "concurrence libre et non faussée". L'objectif est simple et Jacques Attali l'exposait dans une interview le 2 août dernier, je cite " Nous voulons définir le programme commun minimum qui devra être appliqué, quoi qu'il arrive, sans interruption pendant les dix ans qui viennent et quelle que soit la couleur politique des présidents de la République". Ignorant totalement les gâchis liés à la financiarisation de l'économie, il prône, je le cite à nouveau, « le gel du salaire des fonctionnaires sur trois ans, l'extension aux collectivités locales de la règle du non remplacement d'un départ en retraite sur deux, la baisse des concours financiers de l'Etat aux collectivités territoriales, l'instauration d'une participation financière des malades aujourd'hui pris en charge à 100%, le financement de la dépendance avec une assurance complémentaire obligatoire, la suppression de la "clause générale de compétences pour les collectivités locales". En outre il invite les autorités publiques nationales et locales à rechercher une mise en œuvre "plus ambitieuse" de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP), dont nous n’avons pas beaucoup parlé ce soir et dont la mise en œuvre est déjà une catastrophe pour l’ensemble de la fonction publique. La pagaille qui a régné lors des épisodes neigeux de la dernière période, en est une preuve flagrante. Le rapport exprime le souhait d'un réexamen de la fiscalité sur le patrimoine, mais comme par hasard, dans ce cas précis, les recommandations du rapport sont bien moins précises que l'énoncé des mesures d'austérité. Ce rapport relance la proposition d'une "TVA sociale" payée par tous, accompagnant la baisse des cotisations sociales pour les employeurs. Et sur la retraite, je cite encore la commission qui partage totalement le dogme du "travailler plus longtemps puisqu'on vit plus longtemps". S'appuyant sur la question du financement que la récente mauvaise réforme des retraites ne règle pas, la commission préconise un "système par points", inspiré de la réforme suédoise. Réforme qui vient de provoquer la baisse des pensions en Suède de 4% en 2011, après une baisse de 3% en 2010. Au reste la commission Attali ne fait pas que rendre un avis, elle est bien décidée à entrer dans la bataille en écrivant clairement, je cite : «Nous allons nous employer à expliquer et à faire connaître notre avis, mais aussi à interpeller les acteurs de la vie politique et sociale pour demander que les préconisations de ce rapport soient mise en œuvre. Vite et durablement.» Si ce que je vous raconte vous paraît incroyable, vous pouvez consulter ce rapport sur internet. Les conclusions d’Attali et de sa clique me confortent dans l’idée que l’enjeu pour la période à venir est : se soumettre ou se dégager des exigences libérales. En clair, il y a une crise terrible, personne ne le nie. La question à laquelle nous devons répondre ensemble est la suivante : Va-t-on en sortir par une nouvelle régression sociale et une nouvelle cure d’austérité pour une majorité de notre peuple ou par une nouvelle phase de progrès et de conquêtes sociales et publiques, comme après la seconde guerre mondiale. Libre à vous de vous mêler ou pas de cette affaire, mais si vous laissez répondre le MEDEF, soutenu par le pouvoir en place, la réponse est connue d’avance. Regardez ce qu’ils font avec le code du travail, qui fêtait en 2010 son centième anniversaire. Ils ne cessent de l’attaquer depuis trois ans parce que, depuis 1910, il demeure une conquête sociale et démocratique des salariés de France. Même des gens comme Manuel Valls qui se veulent présidentiables de gauche arrivent à remettre en cause les 35 h c’est dire le danger qui nous guette. En votre qualité d’agents territoriaux et plus encore comme citoyennes et citoyens, vous pouvez peser sur l’une ou l’autre des parties de cet enjeu pour que l’issue soit favorable au plus grand nombre. (...) Pour moi vous n’avez jamais été des martyrs, pas plus que vous n’êtes des privilégiés, vous devez simplement être des travailleuses et des travailleurs soucieux de servir, avant toute chose, l’intérêt collectif, en conservant votre libre arbitre syndical, citoyen et politique. (...)

 

Bjr. Philippe Galano n'est ni un bandit, ni un voleur, ni un pédophile, simplement un élu de Cabestany, ex conseiller régional, dirigeant du PCF, un salarié syndiqué à la CGT, qui, pour avoir défendu son outil de travail, un service alors public les Autoroutes du Sud de la France, a été poursuivi et licencié par Fillon ex ministre du travail actuel premier ministre. A cause de sa codamnation il y a plusieurs années il doit se soumettre aujourd'hui à un prélèvement d'ADN pour être fiché. Il s'y refuse, pour lui mais aussi pour l'ensemble des militants syndicaux, politiques et citoyens qui se retrouvent ou pourraient se retrouver dans son cas. la justice le poursuit à nouveau et il risque jusqu'à un an de prison ferme et une forte amende. C'est inadmissible! Un projet de loi visant à soustraire les militants condamnés, à un prélèvement ADN, a été déposé à l'Assemblée Nationale par le député-maire d'Ivry sur Seine, Pierre Gosnat, qui sera présent le 29 à Perpignan. Comble de cinysme Philippe est convoqué au palais de justice de Perpignan pour être jugé mercredi 29 décembre 2010 à 8 h 30. Au nom des libertés publiques, pour obtenir justice pour lui et pour d'autres militants, comme lui soumis à ce honteux fichage, je vous donne rendez vous pour manifester votre soutien à Philippe et votre rejet d'une telle procédure, au jour et heure du procès devant le Palais de justice de Perpignan. Citoyens, syndiqués, hommes et femmes de gauche, communistes, démocrates, épris de droit et de liberté, élus munis de leurs écharpes, soyez présents le 29 à 8H30. et souvenez vous de ce prêtre allemand durant la montée du nazisme en allemagne qui écrivit : "quand ils sont venus chercher mon voisin je n'ai rien dit, quand ils ont arrêté les communistes, je n'ai rien dit, quand ils arrêtés les démocrates je n'ai rien dit et quand ils ssont venus me chercher, il n'y avait plus personne dire quelque chose".

 

Selon une étude de la fondation Gabriel Péri, 58% des français ne font confiance ni en la gauche ni en la droite. Normal à force de céder aux sirènes libérales il y a confusion des genres. la gauche doit faire des propositions de rupture avec le capitalisme, sur la retraite, sur les services publics, sur les marchés financiers, sur les stock options... et doit porter la transformation sociale. La gauche doit être la gauche comme le propose le PCF dans le cadre du Front de Gauche.Pour répondre à la révolte contre les injustices sociales et tout ordre la gauche doit inventer un changement de société crédible qui renoue avec le progrès humain. Finissons-en avec la délégation de pouvoir, au peuple d'imposer ses choix."il faut mettre une bonne gauche à la droite!" une belle expression de Pierre Laurent secrétaire national PCF et de la Gauche Européenne GUE).

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Pour un service public de la banque et du crédit!

Bonjour, Eric Cantona appelle à vider nos comptes en banque, soit! Chacun fera selon son âme et conscience. Cela dit le problème est qu'une grande majorité de français sont à découvert et il faudrait plutôt qu'ils aient du boulot ou gagnent plus pour remplir leurs comptes. Se pose il est vrai la maîtrise de ce que les banquiers font de l'argent des comptes particuliers et des entreprises. Certains ont joué avec cette manne comme au casino et aujourd'hui demande aux états, au FMI de Strauus Kahn et à la BCE de faire payer la note aux peuples.

Dans le même temps le N°2 de LVMH(multinationale d'origine française des parfums, cosmétiques et autres produits de grand luxe) a pu gagner grâce aux stocks options (dont je propose la suppression pure et simple),18 millions d'€, avec peut être un beau délit d'initié à la clé.

Imaginons un service public de la banque et du crédit qui intègre (entre autre) l'idée de demander aux usagers comment ils veulent voir utiliser leur épargne par la banque. Vers les crédits à la consommation, vers la spéculation boursière et immobilière, vers les prêts aux entreprises (PME ou TPME) pour des investissements créateurs d'emplois ...

Si nous l'imposons au travers d'un programme partagé à toute la gauche on peut y arriver. Encore faut-il ne pas attendre les élections pour peser sur le cours des choses, prenons nos affaires en main, investissons le terrain politique, invitons nous aux réunions politiques, écrivons aux partis, aux dirigeants nationaux de ces derniers, aux élus, organisons nous mêmes, s'il le faut, les espaces de débats et de construction.

Le PCF avec le PG, dans le cadre du Front de Gauche, co-organisent des espaces, retrouvons nous pour élaborer ensemble le programme que vous voulez voir mis en oeuvre par toute la gauche, si elle est élue en 2012, et il faut l'élire sur la base de ce qu'elle s'engage à faire.

Ceci me fait penser à la trés belle phrase prononcée ou écrite (je ne sais plus) par le chanteur Etienne Daho« Révolution. Ce mot en rassemble trois : rêve, évolution, révolution. Ce sont mes trois souhaits en cette période de crise où les repères ont volé, où l’on semble en perdition, endormi, blessé. »

 

Le bilinguisme : un atout !

Langue et culture catalane

La langue catalane est en danger, en particulier le catalan parlé en France. Mon propos, largement inspiré d’une réflexion de Dominique Bucchini, président communiste de l’Assemblée Corse, portera donc sur cet aspect. Cependant, avec une autre réalité et dans d’autres conditions, le catalan parlé sur l’ensemble du « Principat » et partout ailleurs, est aussi menacé. Dans les Pyrénées Orientales, au fil des générations, le nombre et la proportion des locuteurs diminuent. Sa transmission intergénérationnelle est compromise, entraînant la disparition progressive de son usage comme moyen de communication. La prise en compte tardive des langues régionales par l’État est largement insuffisante, même si elle s’est accélérée en 1981 pour obtenir en 2008 l’inscription dans la Constitution de la mention « langues et cultures régionales ».

Avec d’autres, je ne crois pas que la stagnation, le recul, voir l’extinction (chez nous) de la langue catalane soit une fatalité. Mais comment pouvons-nous aller beaucoup plus loin sur le chemin conduisant à une société bilingue ?

Pour le militant communiste et le citoyen que je suis, cette « recherche » n’est pas nouvelle, elle vient d’une tradition du mouvement ouvrier opposé à toute forme d’oppression nationale, à toute discrimination d’ordre racial ou linguistique.

Depuis les années quatre-vingt, dans le cadre d’une conception nationale et populaire de la défense du français et des autres langues de France, le PCF s’est engagé « pour une politique d’incitation au bilinguisme assumé », rejetant toute contrainte ne pouvant qu’engendrer des phénomènes de rejet. Le bilinguisme est, en Catalogne historique, un état de fait qui appelle des mesures pédagogiques, sociétales et institutionnelles.

La confrontation des deux langues entraîne un conflit linguistique. Dans ce contexte, la compétence bilingue est un atout, tant pour le dépassement de ce conflit que pour la prise de conscience de la richesse et du bien précieux que représente le plurilinguisme notamment pour les jeunes générations.

Une politique du bilinguisme ambitieuse passe par la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires et par une modification de la Constitution qui donnerait aux langues de France un statut permettant leur épanouissement.

Dans la perspective d’une « politique démocratique de la langue », il faut examiner sérieusement, au moins dans les PO, la « co-officialité » du catalan et du français et, progressivement, la rendre effective dans l’état civil, la toponymie, les médias, la publication d’actes des collectivités, le domaine scolaire. C’est la condition si nous voulons donner au catalan sa pleine vitalité dans la société et ainsi faire en sorte que la population le perçoive comme une langue utile pour le futur.

Ce statut, permettant l’usage du catalan dans l’espace public (services administratifs…) serait le cadre juridique d’une politique de bilinguisme, ne menaçant ni l’unité de la République ni la langue française !

Je combattrai tout bilinguisme véhiculant l’idée ou le risque, tant d’une fragmentation de la France en communautés séparées que du délitement de la république et de son unicité, notamment en matière de service public. Pour moi, le bilinguisme ne peut s’inscrire que dans un projet social d’ouverture en corrélation avec la décentralisation, le développement local, la démocratie de proximité, bref rien qui ne porte atteinte aux principes de souveraineté et d’égalité des individus.

Certes, l’établissement de la co-officialité modifierait nécessairement le rapport entre l’État et la langue, mais dans un sens démocratique, rapprochant les citoyens et l’idée de République, à l’opposé d’un centralisme autoritaire. L’exception culturelle que la France revendique ne peut évidemment pas être réservée à la seule langue dominante. La République peut assurer l’égalité dans le respect des différences. Ce principe s’appliquera nécessairement à l’égard des habitants d’origine extérieure dont il faut respecter la liberté tout en les incitant à l’adhésion volontaire. Ces derniers ne peuvent être l’objet de la moindre discrimination, notamment dans le travail, au prétexte qu’il ne parle pas le catalan et ne souhaite pas l’apprendre. Il faut se garder comme de la peste de tout « chauvinisme » qui diviserait les travailleurs et les citoyens. Ils sont déjà victimes d’une véritable « guerre de classe » menée par le gouvernement et le Medef, dans le cadre d’un capitalisme mondialisé et ultra libéral, qui ne permettra pas le moindre investissement, privé ou public, dans les particularismes régionaux, culturels et linguistiques, si cela ne sert pas sa politique de profits et de rentabilité immédiats.

Il n’y a pas de contradiction de principe entre langue régionale et langue française. La demande linguistique régionale ne peut exclure la maîtrise d’une langue de communication internationale au plus large rayonnement. Elle ne peut pas, non plus, enfermer les citoyens et en particulier les plus jeunes dans un « ghetto linguistique ». Le français est bien ancré dans l’hexagone, en Corse et sur les territoires d’outre mer. Mais dans les instances internationales, les relations économiques, scientifiques, culturelles, il recule. Personne ne peut se réjouir de cette situation d’autant que seul l’Anglais trouve son compte dans ce recul.

Au nom du principe de la diversité linguistique nous sommes nombreuses et nombreux à défendre l’emploi du français dans ces domaines. Ce même principe de diversité ne peut être refusé aux langues dites minoritaires, c’est une évidence ! Nous devrions être tout aussi nombreux à mener cette lutte.

Les Catalans de France (ou du nord) ont consenti de gros efforts pour acquérir la langue française à laquelle ils sont attachés. Mais les dernières générations éprouvent de la difficulté à conserver le catalan et nous poussent à agir pour ce bilinguisme que leurs grands-parents ont eu tant de mal à conserver.

L’accès de la langue catalane au statut de co-officialité, dans sa spécificité du nord, renforcera le bilinguisme, éliminera bien des frustrations et instaurera des rapports féconds entre catalan et français, mais pour passer de la théorie à la pratique, il faut en définir le champ et ses modalités concrètes. Me concernant, je pense qu’il ne peut y avoir efficience du bilinguisme sans engagement fort de l’État républicain, en effet cela suppose moyens et adaptations pour les administrations concernées.

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